Heures d'ouverture: 8.00-17.00 | Lundi au vendredi
Nous joindre | 450.676.3444

Traiter une ptose mammaire sans cicatrice : est-ce possible ?

La ptôse mammaire est le terme médical désignant le phénomène des seins qui tombent. Elle se caractérise par l’affaissement des seins vers le bas, par une position basse de l’aréole et par un excès de peau par rapport au volume de la glande. Il est alors possible de traiter une ptôse mammaire grâce à un redrapage mammaire qui ne sera par contre pas sans cicatrice.

Pourquoi des cicatrices ?

À cause du fait qu’elle touche les seins, la ptôse mammaire est souvent synonyme de complexe chez les femmes qui considère que leur poitrine représente leur féminité. La ptôse mammaire est en fait liée à une enveloppe de peau trop importante et à une glande mammaire qui a perdu son volume. Si cela peut être corrigé, le remodelage de la glande et le retirement de l’excès de peau ne peuvent pas se faire sans engendrer des cicatrices. Si les interventions chirurgicales laissent presque toutes des cicatrices, les interventions de chirurgies esthétiques ne sont en effet pas exemptées de cela même si les cicatrices peuvent être vraiment infimes.

Le redrapage mammaire

Une ptôse mammaire peut être causée par une perte de poids importante, une période d’allaitement ou bien par le retrait de prothèses mammaires. L’intervention chirurgicale qui se nomme le redrapage mammaire va alors se passer sur la peau et au niveau de la glande. Afin de remonter et de galber le sein, la glande va être repositionnée puis l’excès de peau va lui être retiré afin d’adapter l’enveloppe au repositionnement. Quant à l’aréole et au mamelon, ils sont eux aussi replacés plus haut donnant un nouvel aspect ferme et soutenu au sein. Tout ce processus est fait grâce à de petites incisions qui devront être suturées à la fin de l’opération et qui laisseront alors de légères cicatrices si le travail est bien fait. La ptôse mammaire peut être petite, moyenne ou grande et selon cette intensité d’excès de peau, les cicatrices seront verticales, en J ou en T inversé pour les plus importantes. Toutes les cicatrices mêmes celles en T inversé sont cependant situées sur l’endroit le moins visible c’est-à-dire sur la partie inférieure des seins et sont donc très discrètes.

La cicatrisation et les complications possibles

Afin de permettre une bonne cicatrisation après un redrapage mammaire, les patientes doivent mettre toutes les chances de leur côté. Les cicatrices doivent alors faire l’objet d’une observation rigoureuse et de soins intensifs après l’opération. En surveillant l’évolution des cicatrices et en suivant les conseils post-opératoires du chirurgien, les risques de cicatrice hypertrophique ou chéloïdienne sont fortement réduits. Les personnes fumeuses qui risquent le plus de rencontrer des problèmes de guérison, de nécrose cutanée et donc de mauvaise cicatrisation. Elles doivent arrêter toute nicotine au moins 1 mois avant de procéder à l’intervention. Dans le meilleur des cas, les cicatrices seront visibles après la chirurgie, mais auront tendance à s’atténuer progressivement puis à disparaître fortement après environ six à douze mois. Leur évolution implique que même si elles sont fines juste après l’intervention, elles vont ensuite passer par une phase d’épaississement et de rougeur par la suite pendant environ un mois. C’est après le deuxième mois qu’elles vont devenir plus fines et retrouver la couleur de la peau. Dans la majorité des cas, suite à un redrapage mammaire, la sensibilité du mamelon sera la même qu’auparavant après quelques mois. Il arrive cependant dans certains cas comme dans toute opération chirurgicale que l’intervention engendre une mauvaise cicatrisation, un hématome ou encore une infection. Dans d’autres peu de cas, une seconde opération peut être nécessaire pour parfaire le résultat.